Mot de la direction

En 2020, nous nous sommes débattus et avons eu les immenses chance et privilège de pouvoir nous glisser dans une craque ; et le FIL a eu lieu, envers et contre tout. C’était hier, c’était il y a une éternité.

En 2021, à l’aube de ce que nous croyions être une nouvelle ère, nous trépignions d’impatience – sautillions sur place, préparions notre beau linge et faisions des vocalises – à l’idée de vous présenter une nouvelle édition, celle d’une grande respiration après des mois à retenir nos souffles. Nous avions aussi l’espoir d’organiser, pour clôturer l’édition, une grande fête, pleine de mots, de larmes, d’huitres, de musique et de vin blanc, collés les uns aux autres et enfin démasqués. Une fois de plus, le FIL a bel et bien eu lieu mais tout pas à fait comme nous l’avions rêvé puisque nous étions toujours masqués, avec nos passeports vaccinaux en main, et contraints de garder nos distances….

En 2022, devons-nous y croire ? Plus que jamais cela nous semble nécessaire. En ces temps difficiles marqués par une folie guerrière, nous croyons, tout comme Ludmila Oulistskaïa, que « la littérature aide l’homme à survivre et à se réconcilier avec son temps ». En tout cas, nous déploierons les littératures partout, dans les théâtres, les salles de spectacle, les rues et les espaces publics, chez vous par le truchement de la toile, partout où il est possible de s’immiscer. Et peut-être enfin, cet automne, pourrons-nous cette fois valser ensemble. Alors oui, nous voulons y croire!

D’ici-là, ce printemps, vous nous croiserez peut-être, en compagnie d’écrivains et d’artistes, sur les routes, à Rosemont, Lac-Brome, Sudbury, Lachine, Chambly ou Québec.

Michelle Corbeil et Jérémie Niel
Codirecteurs généraux