NIN AUASS / MOI L’ENFANT

La poésie des enfants innus en images et en mots

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© Lydia Mestokosho-Paradis

Pendant quatre ans, les écrivaines Joséphine Bacon et Laure Morali ont sillonné les dix communautés innues du Québec. Elles ont rencontré plus d’un millier d’enfants et de jeunes qu’elles ont accompagnés dans l’écriture de poèmes. Des textes qui disent avec force les rêves, les pensées, les tristesses, mais surtout la fierté de cette jeunesse innue porteuse d’espoir pour l’avenir.  De cette grande aventure est née Nin Auass / Moi l’enfant, une anthologie poétique bilingue, en innu-aimun et en français, illustrée par Lydia Mestokosho-Paradis. Le Festival international de la littérature (FIL) a choisi de concevoir, à partir des textes et des illustrations de ce magnifique livre ainsi que d’enregistrements audio, une exposition qui nous plonge dans l’imaginaire des enfants innus.

D’après Nin Auass / Moi l’enfant (Mémoire d’encrier, en collaboration avec l’Institut Tshakapesh, 2021)
Direction artistique et illustrations Lydia Mestokosho-Paradis
Design Sacha Buliard et Émilie Proulx

Captation sonore Luc Charest

Conception sonore François Thibault

Voix d’enfants (enregistrements audio) Manikanet Mestokosho, Samuel Mestokosho, Tammy Mestokosh, Émile Lefebvre, Mérédith Lefebvre

Voix en innu (enregistrements audio) Yvette MollenFabrication Scène Éthique

Production du FIL 2021

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Du 20 au 23 mai 2022
PARC COLDBROOK

LE VIEILLARD ET L’ENFANT

Un spectacle littéraire et musical sur grand écran pour les enfants de 7 à 12 ans!

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© Rogé

Christine habite une petite ville où le temps s’écoule le plus lentement du monde dans la grande chaleur de l’été. Elle en explore les rues en patins à roulettes ou en échasses, pour aller plus vite ou voir plus loin. Un matin, sous les feuilles d’un petit érable, elle découvre un vieil homme, monsieur Saint-Hilaire, qui l’invite à passer toute une journée au bord du lac Winnipeg. Ainsi, écrasés par la chaleur, ils prennent le train, le temps d’un songe, et vont découvrir cette étendue bleue.

Paru dans La Route d’Altamont en 1966 et adapté par Dominique Fortier, Le vieillard et l’enfant de Gabrielle Roy raconte le commencement, la fin et la beauté de l’instant présent.  Cette histoire universelle tout en poésie porte sur l’enfance, l’amitié et l’attirance pour les grands espaces et elle a donné lieu à un spectacle littéraire et musical mis en scène par Edgar Bori qui se révèle une merveilleuse introduction à l’œuvre d’une de nos plus grandes écrivaines.

Ce spectacle destiné aux enfants de 7 à 12 ans a fait l’objet de cette captation lors de sa création le dimanche 3 octobre au Théâtre Outremont, et c’est donc sa version sur écran qui vous est présentée –

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Conte Gabrielle Roy

Adaptation du conte Dominique Fortier
Illustrations Rogé

Chansons (paroles et musique) Daniel Lavoie, Dominique Fortier et Christian Vézina

Mise en scène Edgar Bori

Directeur musical Benoît Morier

Narration Marie-Thérèse Fortin

Interprètes Bïa, Pierre Flynn et Josiane Paradis

Musiciens Yves Desrosiers (guitares), Catherine Ledoux (violon et mandoline), Benoit Morier (basse), Benoît Paradis (cuivres) et Pascal Racine Venne (batterie)

Réalisateur Benoit Guérin
Assistance à la mise en scène Cathie Bonnet
Conception des projections Stephan Lorti

Éclairages Lisandre Coulombe

Sonorisation Louis Morneau

Producteur exécutif Roland Stringer

Production de la Montagne secrète, en collaboration avec le FIL 2021

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Jeudi 19 mai
THÉÂTRE DE LAC-BROME
Projection réservée aux élèves de l’école Saint-Édouard

BALDWIN, STYRON ET MOI

Avec Lyndz Dantiste, Émile Proulx-Cloutier et Elkahna Talbi

Baldwin Styron et moi 2 (C) Benoit Erwann Boucherot (Studio BRW)
Lyndz Dantiste, Émile Proulx-Cloutier et Elkahna Talbi © Benoît Erwann Boucherot (Studio BRW)

Mélikah Abdelmoumen explore l’amitié profonde qui lia William Styron et James Baldwin. Le premier, un Blanc descendant de propriétaires d’esclaves, surtout connu pour son roman Le choix de Sophie. Le second, un Noir descendant d’esclaves, célèbre pour ses prises de parole et œuvres antiracistes. C’est lors d’une soirée de 1961, alors qu’il logeait dans la maison d’invités de Styron au Connecticut, que Baldwin aurait convaincu ce dernier d’écrire au « je » le récit de la révolte d’esclaves menée par Nat Turner en 1831 dans le Sud des États-Unis. Un défi que Styron releva en publiant Les Confessions de Nat Turner, prix Pulitzer 1968. Les Confessions lui valut aussi d’être accusé d’appropriation culturelle, notamment dans un ouvrage écrit par dix écrivains afro-américains. Soixante ans plus tard, on en trouve des échos dans notre propre actualité.

L’autrice québécoise Mélikah Abdelmoumen, d’origine saguenéenne par sa mère et tunisienne par son père, part à la rencontre de ces deux célèbres auteurs américains du XXe siècle. Sans le savoir, ils auront jeté les bases de tout le débat entourant les brûlantes questions de l’appropriation culturelle et de la liberté de l’écrivain.

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Texte Mélikah Abdelmoumen, Baldwin, Styron et moi (Mémoire d’encrier, 2022)
Idée originale et soutien à la création Marie-Hélène Panisset
Mise en lecture Jonathan C. Vartabédian
Interprètes Lyndz Dantiste, Émile Proulx-Cloutier et Elkahna Talbi
Musicien Charles Papasoff

Coproduction du FIL 2021 et du Théâtre de Quat’Sous

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Samedi 21 mai à 19h30
Représentation suivie d’une rencontre avec l’autrice et les artistes.
THÉÂTRE DE LAC-BROME
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LETTRES BIOLOGIQUES, AMOURS INTERDITES

Avec Marika Lhoumeau et Yanick Villedieu

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Marcelle Gauvreau en 1941 © Jardin botanique de Montréal (Archives) / Marika Lhoumeau ©Julie Beauchemin / Yanick Villedieu© Jacques Robert / Conrad Kirouac, dit frère Marie-Victorin, en 1928 © Université de Montréal (Archives)

De 1933 à 1944, le frère Marie-Victorin et sa collègue Marcelle Gauvreau, plus jeune de 22 ans, entretiennent une correspondance soutenue, à la fois scientifique et amoureuse – et forcément secrète : il est un religieux, elle est célibataire. Entre ces deux passionnés de botanique, une relation hors du commun se développe au fil des années. Cette relation épistolaire, volontairement platonique mais peut-être un peu plus, nous fait voyager dans un univers d’admiration mutuelle, de tendresse, de profonde amitié et d’amour sublimé. Mais aussi, de descriptions biologiques d’une scientifique précision, de recherches très libres sur la sexualité humaine et de réflexions sur l’éducation à la sexualité, tout cela dans un Canada français imprégné de religion et soumis à l’Église catholique. Leur correspondance, écrite dans une très belle langue, laisse découvrir des élans amoureux parfois mal retenus.

« Je resterai avec vous, près de vous, toute à vous, toujours, toujours, jusqu’à la mort », écrit Marcelle en 1940. « Quoi que vous fassiez, où que vous soyez, vous êtes toujours l’âme de mon âme. Je vous serre sur mon cœur très très fort », écrit Marie-Victorin dans sa dernière lettre, en 1944, peu de temps avant sa mort.  Mentionnons que ces lettres ont été publiées aux éditions du Boréal plus de trois quarts de siècle après qu’elles eurent été écrites.

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Textes Frère Marie-VictorinLettres biologiques (Éditions du Boréal, 2018) / Marcelle GauvreauLettres au frère Marie-Victorin (Éditions du Boréal, 2019)
Idée originale Yanick Villedieu
Choix et montage des textes Marika Lhoumeau et Yanick Villedieu
Mise en lecture Marika Lhoumeau
Interprètes Marika Lhoumeau et Yanick Villedieu
Voix – Lecteur de nouvelles Raymond Archambault
Conception sonore Éric Forget
Lumières Anne-Marie Rodrigue-Lecours
Accessoires et costumes Pierre-Luc Boudreau

Production du FIL 2020 

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Dimanche 22 mai à 19h30
Représentation suivie d’une rencontre avec les artistes
THÉÂTRE DE LAC-BROME
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