ET CE N’ÉTAIT PAS QU’ON ALLAIT QUELQUE PART

Impromptu théâtral
d’après DreamHaïti/RêvHaïti de Kamau Brathwaite

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Mercredi 17 septembre à 19 h {achat de billet}


C’est l’heure où la nuit bascule dans le jour. On est sur une grève peut-être – dans le très lointain, on entend la respiration de la mer. Et puis s’élèvent un chant, une voix, puis une autre, qui se répondent, se mêlent et se séparent. Les traces du naufrage n’apparaissent que peu dans la lumière de l’aube. Des débris roulent, flottent, comme autant de signes à déchiffrer. Ceux d’un rêve brisé. Et c’est alors que se font entendre les mots du poète Kamau Brathwaite. Ces mots, dits par des actrices devenues navigatrices et déchiffreuses de l’histoire, ce sont ceux de DreamHaïti, dont la traduction française a paru chez Mémoire d’encrier sous le titre RêvHaïti. Un texte qui, en évoquant la tragédie des boat-people haïtiens au cours des années 1980, épouse la violence de la mer, explosant frontières et noyades de l’imaginaire d’un bout à l’autre des côtes, de Port-au-Prince à la Floride. Éclats de voix, de sens et de corps. Mêlant tour à tour ressources de la langue vernaculaire, innovations linguistiques et typographiques, Brathwaite écrit une poésie qui tisse la toile des thématiques postcoloniales, historiques et individuelles. La traductrice Christine Pagnoulle  a restitué le texte original dans ses moindres pulsions. On y retrouve toutes les voix du métissage caribéen. De l’Afrique aux Amériques s’opère la traversée dans ses multiples inflexions.

kamau-brathwaiteAu cours de Et ce n’était pas qu’on allait quelque part, d’autres textes viennent éclairer ici et là le propos de Brathwaite, soit le journal de Christophe Colomb, le cahier d’Aimé Césaire, les murmures du jeune Malcolm Lowry, un texte de Bartholoméo de Las Casas ou le cri de Bauchau. Comme autant  « d’autres témoignages de traversées, de conquêtes, de perdition et d’affirmation d’une dignité retrouvée ». Pour que jamais on n’oublie le sort réservé aux réfugiés, aux immigrés, à ceux qui n’ont d’autre choix que de se jeter à la mer.

Traduction du texte de Kamau Brathwaite
Christiane Pagnoulle

Conception et mise en scène
Frédérique Liebaut

Interprétation
Mylène Wagram et Katia Scarton Kim

Création lumières
Anaïs Souquet

Création sonore
Christophe Sechet

Costumes
Dominique Louis

Avec le soutien de Lilas en Scène, du Théâtre Georges Leygues, du Conseil Général Martinique et du Conseil Régional Martinique (France)

Présenté avec l’accord de Mémoire d’encrier (Québec)

Mercredi 17 septembre, 19 h

Cinquième Salle de la Place des Arts 32 $ / 27 $ (moins de 25 ans et aînés)
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Achat en personne ou par téléphone à la Place des Arts et à La Vitrine
Achat en ligne sur placedesarts.com et lavitrine.com