TROIS POÈTES LIBERTAIRES DU XXE SIÈCLE : PRÉVERT, VIAN, DESNOS

Le retour de Jean-Louis Trintignant au FIL !

Lundi 24 septembre à 20 h {achat de billet}
Mardi 25 septembre à 20 h {achat de billet}
SUPPLÉMENTAIRE le dimanche 23 septembre à 20 h {achat de billet}
Théâtre Outremont

© Alexandre Vernerey

 

Après avoir offert au public du FIL des spectacles  consacrés à des textes d’Aragon ( en 2000)  à des poèmes d’Apollinaire (en 2006)  et au Journal de Jules Renard (en 2007), Jean-Louis Trintignant revient à Montréal pour, cette fois, nous faire entendre sur la scène du Théâtre Outremont la poésie de Jacques Prévert, Boris Vian et Robert Desnos, en compagnie de ses deux fidèles complices, Daniel Mille (accordéon) et Grégoire Korniluk (violoncelle).

« Trois poètes libertaires, ça fait référence à l’anarchisme, raconte Jean-Louis Trintignant. Je croyais que les libertaires c’était les anarchistes qui étaient non violents, ce n’est pas vrai, ce sont des anarchistes qui sont eux aussi très violents. J’ai choisi trois poètes libertaires du 20e siècle, car au 20e il y a beaucoup de poètes français, mais très peu d’anarchistes et eux le sont réellement. C’est Desnos, Prévert, et Vian. C’est merveilleux. Ils conviennent bien à ce que j’aime, à ce que je pense. Ce sont des amoureux, de la vie, des femmes, ce sont des passionnés en somme. Ils ont un humour fou. Ils parlent beaucoup de la mort, et j’ai choisi un certain nombre de poèmes qui parlent de la mort mais ils en parlent d’une façon très tonique, pas du tout triste ou accablée. Ca me plaît. Je crois que de tous les spectacles que j’ai joué c’est celui que je préfère car j’adore ces textes. » *

* Extrait de la rencontre entre Claudia Stavisky et Jean-Louis Trintignant (avril 2010)

Sur scène
Jean-Louis Trintignant
Daniel Mille à l’accordéon
Grégoire Korniluk au violoncelle

Mise en scène
Gabor Rassov

Création lumières
Orazio Trotta

Production
Scène indépendante contemporaine (SIC) présentée en accord avec Visiteurs du soir

Présentation du Festival  international de littérature (FIL) en collaboration avec le Théâtre Outremont

Réalisé avec le Service de Coopération et d’Action Culturelle du Consulat Général de France à Québec
 

Lundi 24 septembre à 20 h  {achat de billet}
Mardi 25 septembre à 20 h {achat de billet}
SUPPLÉMENTAIRE le dimanche 23 septembre à 20 h {achat de billet


100 $, 50 $, 40 $, 30 $,  20 $ Achat en personne ou par téléphone aux billetteries du Théâtre Outremont et de La Vitrine.


105,35 $, 55,35 $, 45,35 $, 35,35 $,  25,35 $ Achat en ligne sur www.admission.com et www.lavitrine.com
Taxes et frais de service inclus 

CE QU’ILS EN ONT DIT…

Jean-Louis Trintignant est devenu le musicien de sa voix, violoncelle qui a pris avec l’âge le grain âpre, moelleux des grands crus. A 81 ans, des centaines de films au compteur, moitié moins de fortes présences en scène, Trintignant donne ce qui pourrait rester son chef-d’œuvre.  Des poèmes qu’il a choisis et qui constituent un portrait du comédien, lui qui s’est toujours mis avec une étonnante absence de narcissisme au service… de l’art ? De la vie ? Pour lui, c’est tout un. Il le dit, avec les mots de Vian, après avoir dit aussi les horreurs de Je mourrai d’un cancer de la colonne vertébrale : « Pourquoi que je vis ? Parce que c’est joli. » Rien de plus dangereux que la joliesse, que le doux poison de la mélancolie instillé par l’accordéon céleste de Daniel Mille, la caresse au violoncelle de Grégoire Korniluk et la voix de Trintignant au sourire tendrement carnassier. Ces trois-là font entendre l’émoi, le souffle populaire qui pourrait devenir une autre marée, murmurant dans la nuit « Insurgeons-nous », et faire apparaître le soleil.
Michel Contat, Télérama
Les mots et la musique se répondent sur le ton de la confidence (…) C’est doux et tendre, sans mièvrerie aucune. C’est cruel souvent et vénéneux comme l’amour, la guerre, les disparitions. Les passages d’un poète à l’autre se font par associations et ruptures. Poèmes connus et chers, œuvres rares. Un concert d’une perfection si grande qu’à la fin le public est debout, saluant les artistes, graves et reconnaissants.
Armelle HéliotLe Figaro
Jean-Louis Trintignant a l’esprit et le cœur pleins de poèmes, mais il ne les récite pas. Il raconte des histoires. (…) Prévert est bon enfant, Vian noceur en diable, Desnos plus sombre, et son destin sera tragique… Ce qui les relie, une soif de liberté, un appétit de vivre qui leur fait tout ensemble adorer les femmes et détester l’injustice, clamer leur colère ou se marrer franchement. (…) Jeux de mots ou d’images, fables joyeuses ou chants profonds, leur monde est peuplé de drôles d’oiseaux et de fantômes, de résistants et de combattants, d’amoureux fous et d’amis fidèles. Jean-Louis Trintignant nous y embarque avec tendresse et bonheur. Un petit bijou.
Nedjma Van Egmonde, Le Point