TROPISMES. JEAN MARCHAND LIT NATHALIE SARRAUTE 1900-1999


Spectacle littéraire
ACHAT DE BILLET 19 Septembre
ACHAT DE BILLET 20 Septembre

Source : Éditions Gallimard
C’est maintenant une tradition : le FIL est heureux d’offrir, à chaque année, l’opportunité à des fous de littérature de partager leur coup de cœur pour un livre, une œuvre, un auteur. C’est le tour en 2009 du comédien et musicien Jean Marchand de nous faire voyager au cœur de l’œuvre de Nathalie Sarraute, un des plus grands écrivains de notre siècle, décédée en 1999 à l’âge de 99 ans.

Née Natacha Tcherniak en juillet 1900, à 200 kilomètres de Moscou, Nathalie Sarraute aura connu tous les événements tragiques du siècle dernier, sans jamais renoncer à dévoiler cette part grouillante et obscure de l’être dans son rapport à la langue, et donc au monde et aux autres. Elle aura été l’une des rares consciences qui le sauvent. Et elle aura cru avant tout en l’amitié, elle qui, chaque jour à 16 heures, attendait chez elle l’un ou l’autre de ses amis et connaissances : Isabelle Huppert, Jane Birkin, Agnès Varda. On la disait froide et hautaine; elle était au contraire malicieuse, généreuse, rieuse, curieuse, d’une incroyable attention envers des gens qu’elle aimait. Le rituel du petit whisky avec les êtres chers le jeudi après-midi aura pris fin le 19 octobre 1999, il y a dix ans. Nous restent ses livres, qui pour elle n’avaient guère à voir avec sa vie. Des livres capables de transpercer les apparences pour atteindre une vérité. Des livres parfois infiniment drôles, parfois infiniment douloureux aussi, mais qui toujours déploient les non-dits qui dictent nos conduites, nos attitudes.

Ainsi en est-il de Tropismes, son premier recueil de textes. Lorsqu’il paraît chez Denoël en 1939, il passe inaperçu, mais Max Jacob salue « un grand poète » et Sartre est séduit par son « charme » et son ton « juste et naturel ». Aujourd’hui, nous le savons, il s’agissait là de la pierre angulaire d’une œuvre de voyante qui, durant soixante ans, allait dévoiler la langue avec humour et acuité pour révéler dessous une part inconnue et grouillante du mystère de l’être.

Source : Éditions Gallimard
Le comédien Jean Marchand, l’un des plus sensibles et intelligents lecteurs qui soit, nous invite à soulever les pierres et à mieux voir, grâce aux mots de Sarraute, les tropismes, ces mouvements qui hantent les souterrains de nos propos quotidiens et que l’on retrouve dans Le Planétarium, Portrait d’un inconnu, Enfance, Vous les entendez, Elle est là et Ne me parlez pas de ça, autant d’œuvres publiées aux Éditions Gallimard.

Idée originale, montage des textes et interprétation Jean Marchand
Mise en scène Alice Ronfard

Production FIL 2009

Une présentation du
15e Festival international de la littérature (FIL)
en codiffusion avec l’Usine C

Samedi 19 septembre, à 16 h
Dimanche 20 septembre, à 19 h*

20 $ /15 $ (25 ans et moins / 65 ans et plus)

* La représentation du dimanche sera suivie d’une rencontre avec Jean Marchand et Geneviève Brisac animée par Stéphane Lépine

Votre billet vous donne également accès aux projections de films sur Nathalie Sarraute à l’Usine C.
Réservation obligatoire : 514 521-4493



Photos Pierre Crépô