HOMMAGE À AIMÉ CÉSAIRE (1913-2008) / MOTS ET IMAGES

AIMÉ CÉSAIRE L’ÉVEILLEUR

Aimé Césaire est décédé le 17 avril 2008 à Fort-de-France à l’âge de 94 ans. Écrivain et homme politique, il a été de tous les combats pour la désaliénation de l’homme et est universellement reconnu comme l’un des grands écrivains du vingtième siècle. Témoin et acteur de son temps, il s’est engagé contre l’état colonial, contre le racisme, contre l’indifférence triomphante et contre tout ce qui asservit l’homme. Le FIL a tenu à lui rendre hommage.




RENCONTRE LITTÉRAIRE
AIMÉ CÉSAIRE, LE CHANTRE DE LA NÉGRITUDE

Christiane Yandé Diop et Aimé Césaire © Présence Africaine

Aimé Césaire a publié une grande partie de ses oeuvres aux éditions Présence Africaine qui est une véritable institution dans le monde culturel africain. Proche de son fondateur Alioune Diop, Césaire a participé à l'aventure de Présence Africaine depuis ses débuts. Celle-ci naît en 1947, à Paris, sous forme de revue littéraire et culturelle, avant de devenir une maison d'édition.

Aimé Césaire a également pris une part très active aux manifestations littéraires et culturelles organisées par Présence Africaine dans les années 1950 et 1960, notamment aux deux congrès mondiaux des écrivains et artistes noirs (Paris-1956 et Rome-1958). Ces congrès furent des forums où les intellectuels africains purent, pour la première fois, débattre du rôle de l'art et de la littérature en Afrique. Les interventions de Césaire intitulées « Culture et colonisation » et « L'homme de culture et ses responsabilités » furent des moments forts de ces rencontres qui reçurent le soutien d’intellectuels français illustres de l'époque tels que Michel Leiris, André Gide, Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Theodore Monod.

Christiane Yandé Diop © Présence Africaine

Madame Christiane Yandé Diop, directrice des Editions Présence Africaine, est restée fidèle à la pensée de son mari Alioune Diop, décédé en 1980. Aujourd’hui âgée de plus de soixante-dix ans, Madame Diop est l’héritière d'une longue tradition d'action intellectuelle et militante pour la défense de la liberté et de la dignité dont elle témoignera lors de cette rencontre tout en évoquant ses souvenirs d’Aimé Césaire.

Entretien avec Madame Christiane Yandé Diop
Animation :
Thomas C. Spear

Une présentation du FIL 2008 en collaboration avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le Consulat général de France à Québec.

Samedi 27 septembre, à 13 h
Auditorium de la Grande Bibliothèque,
rez-de-chaussée
Entrée libre. Aucune réservation requise






CINÉMA
AIMÉ CÉSAIRE, UNE VOIX POUR L’HISTOIRE

1er Congrès international des écrivains et artistes noirs qui se déroula le 19 septembre 1956 dans le mythique amphithéâtre Descartes de la Sorbonne
© Présence Africaine

La réalisatrice martiniquaise Euzhan Palcy, à qui l’on doit notamment le film la La rue Case-Nègres, rend hommage à Aimé Césaire dans ce portrait construit en trois parties, qui explore les interrogations de notre temps à partir de l’oeuvre et la pensée du grand chantre de la Négritude.

Réalisation : Euzhan Palcy (France, 1994 – Couleur et NB)
Conception : Euzhan Palcy et Annick Thébia-Melsan
Coproduction : SALIGNA AND SO ON - France 3 - INA - RFO - RTS (Sénégal)

Une présentation du FIL 2008 en collaboration avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec et le Consulat général de France à Québec.


L’ÎLE VEILLEUSE (PREMIÈRE PARTIE)
La vie, l’œuvre et l’action politique du poète. Aimé Césaire nous fait découvrir sa Martinique.
Durée : 55 minutes

Samedi 27 septembre, à 14 h 30
Auditorium de la Grande Bibliothèque, rez-de-chaussée
Entrée libre. Aucune réservation requise.


AU RENDEZ-VOUS DE LA CONQUÊTE (DEUXIÈME PARTIE)
L’éthique, la théorie et la philosophie de la Négritude. Les différentes rencontres du jeune étudiant Aimé Césaire à Paris avec des penseurs, des intellectuels ; sa rencontre avec l’Afrique par le biais du jeune Senghor.
Durée : 57 minutes

Samedi 27 septembre, à 15 h 30
Auditorium de la Grande Bibliothèque, rez-de-chaussée
Entrée libre. Aucune réservation requise.



LA FORCE DE REGARDER DEMAIN (TROISIÈME PARTIE)
Comment trouver « La force de regarder demain » après les désillusions de la colonisation, les dérives de la Négritude, les échecs du tiers-mondisme, la « maladie du développement » et face à la crise planétaire ?
Durée : 52 minutes

Samedi 27 septembre, à 16 h 30
Auditorium de la Grande Bibliothèque, rez-de-chaussée
Entrée libre. Aucune réservation requise.