EN AVANT-PREMIÈRE
QUICHOTTE ET LES INVINCIBLES
De et avec Erri De Luca, Gianmaria Testa et Gabriele Mirabassi
3 REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONNELLES !
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Les invincibles sont ceux qui ne se laissent jamais abattre, décourager ni repousser par aucune défaite et qui, après un échec, sont prêts à se redresser et à se battre à nouveau. Quichotte qui se relève des coups et de la poussière, prêt à la prochaine aventure, est invincible.
Erri De Luca
Les mots d’Erri De Luca portés par la fabuleuse voix de Gianmaria Testa et l’espiègle clarinette de Gabriele Mirabassi : la rencontre naturelle et inattendue sur scène de trois grands artistes italiens. Un concentré de poésie à savourer en toute convivialité.
On s’invite dans ce spectacle comme on s’inviterait chez des amis, autour d’une table et d’une bonne bouteille. C’est que ce projet est né dans la cuisine d’Erri De Luca, entre un verre de rouge et un morceau de fromage. Sur scène règne la même simplicité, la même intimité, le même décor. On croirait l’écrivain, le chansonnier et le musicien amis de toujours ; voilà pourtant peu qu’ils se sont rencontrés. Une complicité naturelle que seule une gémellarité avérée pouvait rendre possible : même talent, même engagement.
Partisans d’une humanité plurielle, ils réhabilitent ici l’esprit de Quichotte, dernier des chevaliers errants, arrivé à contretemps quand l’époque de la chevalerie était terminée depuis longtemps, et camarade de tous ces vaincus invincibles qui, dans ce monde vénérant les gagnants, se battent contre les moulins à vent sans jamais baisser les bras.
Les exilés font partie, tout comme les amoureux, les poètes ou ceux qui luttent pour la paix, de ces invincibles auxquels rendent hommage Erri De Luca, Gianmaria Testa et Gabriele Mirabassi en glissant du français à l'italien avec de petits crochets vers l'espagnol et l’hébreu (le tout traduit au fur et à mesure).
Créé en Italie, Quichotte et les invincibles est un spectacle où sont racontées, chantées et mises en musique des histoires d’amour, de guerre et de captivité écrites par Erri De Luca et illustrées par les mots d’auteurs qui lui sont chers, parmi lesquels Rafael Alberti, Berthold Brecht, Nazim Hikmet, Izet Sarajlic, Giuseppe Ungaretti, Boris Vian et Miguel Cervantès naturellement. Un spectacle vivifiant et engagé.
CE QUE LES CRITIQUES EN ONT DIT
« La poésie est le format de combat de la littérature », cette phrase de Erri De Luca rend à elle seule l’esprit de ce spectacle. (Martine Laval, Télérama)
Un vagabondage poétique et musical, semé d’humour, ponctué par quelques verres de vin rouge et toujours placé sous le signe de la résistance. (Raphaëlle Rérolle, Le Monde)
La poésie devient ici une bonne façon de contraster le monde et ses injustices, ses désordres et ses inerties quotidiennes, sans pour autant échapper à la réalité. (Rédaction Babelmed)
Texte
Erri De Luca
Avec
Erri De Luca, écrivain
Gabriele Mirabassi, clarinettiste
Gianmaria Testa, chanteur
Mise en scène
Paola Farinetti
Son
Francesco Guppo
Lumières Andrea Violatto
Producteur
Produzioni Fuorivia (Italie)
Une présentation du 14e Festival International de la Littérature (FIL) en collaboration avec le Studio littéraire de la Place des Arts et avec le soutien de l’Institut Culturel Italien de Montréal
  
Les 18, 19 et 20 septembre, à 20 h
Cinquième Salle de la Place des Arts
42 $ / 35 $ (étudiants) taxes et redevances incluses

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ERRI DE LUCA, né à Naples en 1950, vit actuellement à Rome. Au sortir de l'adolescence, il connaît l'engagement politique au sein du mouvement d'extrême gauche Lotta Continua, puis choisit d'exercer de multiples métiers manuels tant en Afrique et en France qu'en Italie. Parallèlement, de manière totalement autodidacte, il apprend l'hébreu pour lire les textes sacrés, qu'il entreprendra ensuite de traduire, d'abord pour son propre usage puis dans la perspective d'une publication.
Alors qu’il exerce le métier de maçon, il publie son premier livre Une fois, un jour en 1989 (repris sous le titre Pas ici, pas maintenant en traduction française en 2008). Ses brefs récits, notamment Acide, Arc-en-ciel, où se mêlent l'exigence morale et une grande sincérité de la voix, rencontrent un vaste écho en Italie mais aussi en France, tant auprès de la critique que du public. Il obtient le Prix Femina 2002 pour Montedidio. Ses dernières publications en 2006, toujours chez Gallimard sont Sur la trace de Nives et Au nom de la mère. Il collabore au Mattino, le principal journal de Naples, et à divers autres quotidiens et périodiques. Durant la guerre en ex-Yougoslavie, il effectua, en tant que conducteur de camions pour une organisation humanitaire, diverses missions auprès des populations bosniaques.
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GIANMARIA TESTA est né en 1958 dans le Piémont où il vit et travaille toujours. Issu d'une famille de paysans dans laquelle tout le monde chantait, et lui aussi, il apprend seul à jouer de la guitare, compose ses premières chansons et fait partie des petits groupes de rock mais il s’aperçoit vite qu’il préfère chanter en solo.
Il a enregistré les disques Montgolfières (1995), Extra-Muros (1996), Lampo (1999), Il valzer di un giorno (2000, en duo avec Pier Mario Giovannone), Altre latitudini (2003). En 2006, paraît Da questa parte del mare, un album sur le thème des « migrations modernes » qui propose une véritable réflexion poétique, ouverte et dépourvue de démagogie, sur les énormes mouvements migratoires des peuples de ces dernières années.
Le public montréalais a eu le plaisir de voir et d’attendre Gianmaria Testa, à l’occasion du Festival international de jazz de Montréal en juin dernier, lors du spectacle F. à Léo en compagnie de Roberto Cipelli au piano, d’Attilio Zanchi à la contrebasse, de Philippe Garcia à la batterie et de Paolo Fresu, véritable poète de la trompette. Mentionnons que ce vibrant hommage jazz à Léo Ferré a fait également l’objet d’un disque considéré par de nombreux critiques comme l’une des créations les plus originales qu’on ait goûtées cette année.
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GABRIELE MIRABASSI est un clarinettiste virtuose de renommée internationale. Ses premières années de formation musicale furent consacrées aux techniques exécutives de la musique contemporaine. Il a joué sous la direction de compositeurs prestigieux comme Gunther Schuller, John Cage et Luis Andriessen.
Au début des années 1990, il commence à s’intéresser au jazz et travaille notamment à la réalisation, en duo avec l’accordéoniste français Richard Galliano, de l’album Coloriage (1991). Par la suite, il s’intéresse au métissage des musiques de tradition populaire et classique sur fond d’improvisation jazz puis collabore avec le grand guitariste et compositeur brésilien Guing, le groupe de Rabih Abou- Khalil, le batteur Roberto Gatto et de nombreux autres musiciens du monde entier.
Parmi ses disques, on peut citer 1-0, Latakia Blend, Fuori le mura, Graffiando vento et le plus récent Canto di ebano.
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